LA CHUTE DES CHEVEUX : LES SOLUTIONS !

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Plus qu’un simple problème capillaire, la chute des cheveux est un véritable fléau et plus particulièrement chez les hommes ! Peu importe l’âge, personne n’est à l’abri de perdre un jour sa belle crinière. Selon notre passé génétique ou notre mode de vie, nous avons tous plus ou moins de chance d’être épargné. L’homme peut aujourd’hui aller dans l’espace, greffer un visage ou remplacer un coeur malade par un coeur artificiel, créer un téléphone servant à la fois d’ordinateur, de téléviseur et d’appareil photo mais face à la chute des cheveux l’homme est quasiment impuissant. Normal que notre virilité et notre fierté d’homme en prennent un coup ! Malgré tout, même si elle ne sont pas miraculeuses, il existe des solutions pour ralentir et combattre ce délicat problème capillaire.

“Il faut consulter dès les premiers signes car la chevelure est un capital qui ne peut que se dégrader et il ne faut pas stopper trop tard l’évolution.” Dr Catherine De Goursac – Chirurgien esthétique.

 

LA CHUTE DES CHEVEUX

Bien qu’elle ne soit pas considérée comme une maladie, la chute des cheveux, ou alopécie, se traite plus ou moins bien, encore faut-il la détecter assez tôt pour pouvoir lutter contre. Commençons par savoir ce qu’est exactement l’alopécie, quels en sont les premiers signes, les conséquences et qui doit-on consulter ?
 

Qu’est-ce que l’alopécie

Plus connue sous le nom de calvitie, l’alopécie est le terme médical qui désigne, pour faire simple, la perte totale ou partielle des cheveux à cause du vieillissement, de facteurs génétiques ou encore d’une maladie. Il existe plusieurs sortes d’alopécie :

  • L’alopécie androgénétique héréditaire : c’est la forme la plus fréquente, elle est causée par un excès d’hormones masculines et débute par les golfes et la couronne.
  • L’alopécie aigüe : elle est due à un stress intensif, une opération chirurgicale, un traitement médicamenteux, une maladie, une carence alimentaire, ce type d’alopécie engrange une chute importante et rapide des cheveux.
  • L’alopécie congénitale : rare, cette forme d’alopécie se traduit par une anomalie de la composition du cheveux ou de l’absence de racines.
  • L’alopécie localisée : suite à une tumeur de la peau, une brulure, de la radiothérapie ou encore une pelade, ici la perte des cheveux est localisée et parfois réversible.
“On parle d’alopécie à partir du moment où la chute est ‘anormale’ soit plus de 50 à 100 cheveux par jour ou bien si l’on constate clairement que le cuir chevelu se clairesème.” Dr Catherine De Goursac – Chirurgien esthétique

 

Quels sont les premiers signes ?

Vous avez déjà remarqué que vous laissiez des cheveux dans le bac à douche, après un coup de peigne ou encore dans votre lit ? Pas de panique ! Les cheveux sont vivants et ils se renouvellent continuellement. Il est donc normal de perdre quelques cheveux, plus votre crinière est touffue et plus vous en perdez. Néanmoins, si vous constatez que la perte est très importante, que vos cheveux poussent moins vite, que vos golfes s’étendent et que le sommet de votre crâne se dégarni, il est temps de consulter si vous ne voulez pas vous retrouver tout nu du crâne. Sachez que ne nous ne sommes pas tous égaux face à ce fléau. Si votre programmation génétique est faite de façon à ce que vous perdiez beaucoup de cheveux, la chute peut arriver durant votre adolescence. Il n’y a donc pas d’âge, c’est une histoire de gènes !

“Chez l’homme 95% des alopécies sont d’origine androgénogénétique.
Celle-ci est assez facile à reconnaitre et ses différents stades sont représentés sur une échelle appelée l’échelle de Norwood (ci-dessous).” Georgia Ligda – Chirurgien et Directrice de la DHI Academy

 

Quelles sont les conséquences de la chute des cheveux ?

La conséquence majeure de l’alopécie est bien entendu… la chute des cheveux, mais pas que ! En effet, la perte de ces poils crâniens peut également être responsable de troubles psychiques. Cette perte de cheveux peut entrainer une perte de confiance en soi, car l’image que l’on a de soi change brutalement. Aussi, surtout si cela survient à un jeune âge, l’alopécie peut être la cible de moqueries plus ou moins violentes empêchant la personne atteinte de surmonter cette épreuve, pouvant même la mener jusqu’au suicide.
 

Qui consulter contre l’alopécie ?

“Pour les 5% d’hommes qui ne sont pas sujet à une alopécie androgénétique et qui perdent leurs cheveux de manière diffuse (sans zone donneuse) il est important de consulter un dermatologue ” Georgia Ligda – Chirurgien et Directrice de la DHI Academy

Même si le sujet est sensible et douloureux pour certains, relativisons ; la première des choses à faire est de chercher des solutions. Pour cela, consultez ! Parlez-en dans un premier temps à votre médecin, qui selon les cas, vous orientera vers un dermatologue ou un chirurgien spécialiste des cheveux. Sinon vous pouvez toujours vous rendre dans votre officine de quartier où un pharmacien pourra éventuellement vous conseiller. Votre coiffeur peut également se rendre compte d’un début de calvitie et vous pousser à consulter un spécialiste.

 

QUE FAIRE POUR LIMITER LA CHUTE DES CHEVEUX ?

Comme nous l’avons déjà dit, il n’existe pas de solutions miracles. Vous ne pourrez donc pas retrouvez votre crinière d’origine mais avec différentes méthodes vous pourrez obtenir des résultats assez convaincants.

“Pour lutter contre la chute des cheveux, il existe plusieurs traitements différents adaptés en fonction de la gravité de celle-ci : pour prévenir, stimuler ou stopper et favoriser la repousse.” Mario Lopès – Coiffeur

 

Shampoings et compléments alimentaires

Les différents shampoings revitalisants, stimulants ou densificateurs ne feront pas réapparaitre vos cheveux, dans le meilleur des cas, ils stopperont la chute sinon ils la limiteront. La gamme Redken propose une sélection de soins pour prévenir et ralentir la chute. Si vous souffrez d’une alopécie aiguë avec une chute de cheveux passagère des compléments alimentaires peuvent vous être prescrit. Si la perte est due à un manque de minéraux ou vitamines, une cure et ça repart !
 

Traitements médicamenteux

Parfois un traitement médicamenteux est nécessaire. Tout dépend de votre type d’alopécie d’où l’importance d’aller consulter le corps médical. Contre une alopécie androgénétique votre médecin pourra vous prescrire du Minoxidil, du Propecia ou encore du Finastéride. Sachez que pour le Propecia et le Finastéride il existe des risques d’infécondité, des troubles sexuels et des douleurs au niveau des testicules. Ok, il faut souffrir pour être beau mais quand même !

Mésothérapie et carboxythérapie

La mésothérapie et la carboxythérapie sont des véritables alternatives aux méthodes précédentes. La mésothérapie consiste à injecter dans l’épaisseur de la peau un mélange de médicaments actifs dans chaque cm² de cuir chevelu à traiter. Dérivée de la mésothérapie, la carboxythérapie est elle une injection de gaz carbonique médical stérile au niveau des bulbes pilaires. Cela permet une meilleure circulation sanguine due à une dilatation des vaisseaux capillaires qui apporte une meilleure oxygénation du cuir chevelu. La carboxythérapie a fait l’objet d’un grand nombres d’études avec des résultats plutôt convaincants et meilleur que la mésothérapie. Ces deux méthodes peuvent aussi être utilisées en complément l’une de l’autre pour permettre un renforcement du cheveu. Comptez 60€ par séance à défaut de plusieurs séances selon les patients.
 

Bonne hygiène de vie

“Le stress, une alimentation mal équilibrée, la pollution sont des facteurs connus pour favoriser la chute de cheveux.” Mario Lopès – Coiffeur

On ne le rappellera jamais assez, mais une bonne hygiène de vie évite pas mal de soucis. Je ne vous dis pas de manger 5 fruits et légumes par jour, de ne pas boire d’alcool, de ne pas fumer et de faire au moins 30 min de sport par jours, personne n’est parfait ! Manger un minimum équilibré ni trop gras ni trop salé, ce qu’on mange est important. Pensez aussi à bien laver vos cheveux et plusieurs fois par semaine. Pas trop non plus au risque de les rendre gras. Laissez-les respirer, éviter de porter casquettes et chapeaux à outrance, pareil pour le gel et la laque.
 

QUELLES SOLUTIONS POUR RETROUVER DES CHEVEUX ?

Pour ceux qui veulent aller plus loin et retrouver un semblant de chevelure, des méthodes plus poussées sont envisageables grâce, en partie, à la chirurgie esthétique.
 

La transplantation capillaire : FUT, FUE et DHI

Quand la chute est trop importante, que les shampoings, les compléments alimentaires, les médicaments ne fonctionnent pas, tournez-vous vers la chirurgie esthétique et la transplantation capillaire. Deux solutions existent : la FUT ; Follicular Unit Transplant, et la FUE ; Follicular Unit Extraction. La FUT consiste à prélever une bande de cheveux de 1 cm de largeur et de 20 cm de longueur au niveau de la nuque car le cheveux y est résistant et programmé pour ne pas tomber. Cette bande est ensuite découpée en plusieurs unités folliculaires (plusieurs groupes de 1 à 4 cheveux) qui seront implantées dans de petits trous des zones à traiter sur votre tête. En ce qui concerne la FUE, il s’agit d’une méthode qui consiste à prélever des follicules, ou cheveux, toujours au niveau de la nuque, mais un par un afin de les réimplanter sur les zones dégarnies du patient de la même façon que le FUT. En anesthésie locale, ces méthodes assurent un non rejet de la greffe puisqu’il s’agit des cheveux du patient et les résultats sont plus que bluffants. La DHI, Direct Hair Implantation, est une évolution de la FUE puisqu’elle ne nécessite pas de faire des trous pour la réinjection des follicules. La réimplantation se fait grâce à des injecteurs de cheveux à aiguilles permettant de contrôler l’angle, la direction et la profondeur de chaque implant. Chaque avantage a son inconvénient, ici le prix légèrement élevé, comptez entre 2000 et 10000€ selon la taille de la zone à traiter et selon la méthode utilisée.
 

Le postiche et densificateurs

Pour ceux qui ont peur de se rendre chez un chirurgien esthétique et/ou qui n’ont pas les moyens de s’offrir un tel service, une autre solution existe : le postiche. Et oui Messieurs la perruque ! Cela vous fait peut-être sourire mais sachez qu’aujourd’hui nous sommes loin de la pauvre perruque que l’on trouve au Sentier ou à Barbès ! Désormais il est possible d’acquérir une perruque en cheveux naturels et sur mesure pour un rendu impressionnant. Il y a aussi des densificateurs capillaires comme le Hairmaker qui vont soit camoufler les zones dégarnies soit donner plus de volume à vos cheveux existants. Ils sont à utiliser occasionnellement, on émet un sérieux doute sur la fiabilité de ce genre de produits, surtout en cas de bourrasque et de crachin sur la côte bretonne. Sinon un produit comme le Revitalash Hair, dérivé du collyre Lumigan connu pour faire pousser les cils, est une mousse qui renforce le volume des cheveux épars, vous pouvez espérer une repousse.
 

Chauve, souris !

Il reste une ultime solution, la moins facile pour certains mais la plus économique et la moins contraignante : assumer ! Tout changement est difficile à accepter mais petit à petit on s’habitue. De plus, vous qui perdez vos cheveux vous possédez quelques avantages : plus de frais de coiffeurs, de shampoings, de soins capillaires soit un petit pactole à la fin de l’année ! Aussi, fini l’épi du matin impossible à coiffer, la coupe de cheveux foutue par le moindre coup de vent, vous pourrez également mettre un bonnet ou un chapeau sans détruire votre coiffure gélifiée. Pour les sportifs comme les nageurs, cela vous assurera une meilleure pénétration dans l’eau. La boule à zéro peut même vous sauver la vie ! Imaginez vous au milieu d’une baston, le méchant type essaye de vous choper la touffe pour vous coller un pain… peine perdue, une prise en moins ! Amis chauves, souriez à la vie car cela ne gâchera en rien votre virilité et votre sex-appeal. Pensez à des hommes comme Bruce Willis, Kelly Slater, Jude Law, Joe dit le démonte-pneu (voir témoignage “Au secours, je suis chauve“), le prince William, Vin Diesel, Harry Roselmack, Homer Simpsons ou encore Michel Blanc… (deux intrus se sont glissés dans cette liste, sauras-tu les démasquer ?). Un cuir chevelu sans cheveux n’est finalement plus qu’un cuir, et un véritable cuir c’est beau ! Pensez-y ! Vous pourrez même avoir l’idée de créer un blog sur la mode masculine…

 

Merci au coiffeur Mario Lopès, au chirurgien esthétique le Dr Catherine De Goursac et à Georgia Ligda, chirurgien et directrice de la DHI

 

Article paru le 6 juillet 2014 sur :  http://www.commeuncamion.com/2014/07/06/la-chute-des-cheveux-les-solutions/

 

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Le LLLT (Low Level Laser thérapy) : le laser qui fait perdre des cm à chaque séance

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Le LLLT est un laser de troisième génération  dit LLLT ou laser froid visant à vider les cellules graisseuses.

Principe :

Le LLLT possède 10  pads (des conducteurs d’énergie)  ayant chacun des propriétés différentes :

– 8 pour la cellulite et les cellules graisseuses

-2 pour la stimulation du drainage  lymphatique

Ces pads émettent un rayonnement diffus et non focalisé de lumière rouge (longueur d’onde 658nm),  permettant une photobiostimulation intracellulaire. Ce laser doux, va donc perméabiliser la paroi des adipocytes qui vont ainsi se vider de leur contenu. La graisse sera par la suite éliminée via les voies naturelles.

Indications :

–       Cellulite

–       Amas graisseux

Déroulement de la séance:

Les 10 pads sont disposés sur la zone à traiter, une chaleur douce est ressentie. La séance dure 20 min, et est sans douleur. Aucun effet secondaire.

A la fin de la séance il est important de boire beaucoup d’eau (1.5L), et de pratiquer une activité physique durant 30min (marche rapide par ex) pour faciliter l’élimination des déchets.

Il vous faut compter 6 séances en moyenne à raison de 1-2/semaines.

Résultats :

Les résultats sont immédiats avec une perte moyenne de 2 cm par séance. Afin de faire perdurer les résultats, il est important d’avoir une bonne hygiène de vie à côté. Car les adipocytes sont vidés et non détruits un peu comme à la suite d’un régime alimentaire.

Contre-indications :

–       Grossesse

–       Allaitement

–       Pace maker

–       HTA non contrôlée

Le sommeil et ses bienfaits

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Bien que le sommeil ait une propriété régénératrice pour nos fonctions vitales, c’est aussi aux heures où toutes les lumières sont éteintes que nous produisons l’hormone du sommeil : la mélatonine. Il est important de noter que cette hormone est essentiellement produite lors d’une absence de stimulus lumineux. L’autre apport en mélatonine réside dans l’assimilation de sources végétale. Par exemple le riz, les bananes, ou encore l’ananas mais en quantité moindre que notre production naturelle.

La mélatonine est une hormone ayant des fonctions dans la régulation des cycles du sommeil mais elle a également de grands rôles sur l’organisme. Elle prévient les effets du vieillissement en protégeant les chromosomes par effet antioxydant. Elle a aussi un rôle important dans la régulation de la pression artérielle. De plus, cette hormone stimule le système immunitaire. En effet, d’après une conférence récente, la mélatonine jouerait un rôle très important même à faible dose dans la prévention, l’apparition et la prolifération de cellules cancéreuses, à savoir des résultats d’étude de cohorte où il est démontré une diminution du risque cancérigène chez les femmes qui dormaient « bien » enfin la mélatonine est fortement anti-dépresseur.

(Source : Conférence internationale  de Monté-Carlo, 12th Anti-Aging Medicine World Congress, avril 2014 ANISIMOV Vladimir, MD)

 

 

 

 

Des mains plus jeunes grâce à l’acide hyaluronique !

 

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Outre le reste du corps, nos mains aussi vieillissent. Exposées en permanence aux agressions extérieures, les mains sont d’autant plus fragilisées. Parfois négligées au détriment d’autres parties du corps tel que le visage et le cou, les mains sont les zones qui vieillissent le plus rapidement. Véritables témoins du temps qui passe, les mains trahissent souvent l’âge d’une personne ; c’est pourquoi de plus en plus de femmes se tournent aujourd’hui vers la médecine esthétique pour tenter de les rajeunir.

Au fur et à mesure que l’on avance en âge, la peau s’affine, et se froisse. Les muscles et la graisse fondent, laissant les veines et les tendons apparents. En médecine esthétique, l’injection  de produits de comblement tel que l’acide hyaluronique, ou l’ hydroxy apathite de calcium, permettent de corriger cet effet.

Cette technique contribue à restaurer le volume manquant, et ainsi repulper le dos de la main ce qui permet d’enfouir les veines et les tendons les rendant moins visibles. Les mains apparaissent immédiatement plus jeunes, et plus lumineuses.

Source : 12 ° Congrès Mondial de Médecine anti-âge

Un point sur les vergetures

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Les vergetures touchent toutes les classes d’âge. Cependant, nous observons ce phénomène chez la population jeune, souvent au moment de la puberté. Il reste prédominant lors d’une première grossesse chez plus de 50% des femmes, dès le sixième mois.

Qu’est-ce qu’une vergeture ?

Les vergetures sont définies comme des ruptures dermiques semblables à des stries. Elles sont la représentation d’un dysfonctionnement des fibroblastes. Ce sont les cellules du derme capable de régénérer le collagène et l’élastine. De ce fait, il n’y a pas que la prise de poids ou une grossesse qui peuvent provoquer des vergetures. Certains médicaments (par exemples les corticoïdes) et des périodes de perturbations hormonales peuvent provoquer tout autant ces ruptures sur la peau. Malheureusement, les vergetures pourront diminuer et s’estomper avec le temps mais ne pourront jamais disparaître complètement.

Leur évolution dans le temps est décrite suivant deux stades :

–       Stade I : correspond au stade inflammatoire de la vergeture décrite comme rouge, rosée voire violette lors des 12 à 24 premiers mois de formation ;

–       Stade II : la vergeture est ancienne, elle est devenue une cicatrice atrophique blanche.

Quelques traitements proposés:

Les traitements actuels s’appuient à stimuler les fibroblastes pour diminuer l’aspect de fracture dermique. Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de bon traitement préventif à ce jour. Seules les vergetures en stade inflammatoire, lorsqu’elles sont rouges ou violettes sont guérissable avec un traitement médicale de vitamine A acide. Ce traitement n’est efficace que lors de formation du tissu cicatricielle. Une fois la vergeture blanche, ce traitement est inefficace. Néanmoins, ce traitement est déconseillé aux femmes enceintes. Le peeling et le laser CO2 fractionné qui sont des traitements de surface, offrent de bons résultats pour les vergetures cicatrisées (de stade 2). Néanmoins, d’autres soins peuvent également s’appliquer tel  la carboxythérapie associée aux radiofréquences qui vont agir en profondeur.

– Les peelings pour les vergetures

Les différents types de peelings (superficiels à profonds) montrent de bons résultats puisqu’ils atteignent la vergeture en profondeur. Ces derniers sont remarquables dans le cas de vergetures situées sur les seins chez les jeunes femmes. Les suites du traitement par peeling varient en fonction de leur type. Plus il sera fort, plus les risques de rougeurs, de formation de croutes ainsi que la peau qui pèle seront important. La cicatrisation se réalise au cours des 3 premières semaines après le traitement.

– Le laser CO2 fractionné pour les vergetures

Le laser C02 fractionné est un laser balayant la surface de la zone à traiter. Il est modulable sur la profondeur et la densité des pixels d’ablation. Il a comme effet la stimulation dermique par création de micro-puits dans la peau en préservant de la peau saine avoisinante. C’est cette peau saine qui va favoriser la cicatrisation complète par reformation de collagène perdu dans les stries des vergetures. Cette technique n’est pas sans douleur modérée. Nous conseillons l’application de crème anesthésiante Emla sous occlusion 1h30 avant la séance.

Il est important de savoir que ces techniques ne permettent pas de faire disparaître complètement les vergetures mais permettent de les affiner et de les rendre moins visibles. Une réduction de la fracture est ressentie au toucher et les effets sont visibles dès la seconde séance.

Cependant, il est intéressant de vous questionner sur les causes primaires de l’apparition des vergetures. Il est important de consulter votre médecin esthétique pour en déterminer les facteurs de risques et réduire ainsi le risque d’une récidive.

Sources : Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie  Dermatologique Mars 2014

 

Cou et décolleté

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Zones fragiles, souvent délaissées au détriment du visage, qui est plus visible, elles représentent aujourd’hui une forte demande en esthétique.

Dépourvues de follicules pileux et de glandes sébacées, elles sont caractérisées par un derme très fin. Ces zones par conséquent, ont un très mauvais système de cicatrisation, ce qui implique un risque de cicatrices ou d’infections importantes. Les soins moins invasifs seront donc privilégiés.

Le vieillissement cutané n’épargne pas le cou et le décolleté qui tendent à se marquer très rapidement de part leurs localisations. Facteurs extrinsèques (photo vieillissement)  et intrinsèques concourent à l’apparition progressive des rides, des tâches, et du relâchement cutané. Il apparaît donc important d’en prendre soins.

En médecine esthétique, l’association de carboxythérapie et de radiofréquence a fait ses preuves dans le traitement du cou et du décolleté.

La carboxythérapie consiste à injecter du dioxyde de carbone sous la peau, afin de créer une hyper oxygénation des tissus, améliorant ainsi la micro circulation sanguine. Cette technique permet dans un premier temps une néo angiogénèse, et dans un second temps, elle permet la stimulation des fibroblastes ce qui entraine une néo collagenèse.

La radiofréquence quant à elle, consiste à chauffer le derme en profondeur. Cette technique permet la stimul ation des fibroblastes, et donc une production d’élastine et de collagène sur le long terme. Nous assistons à une réelle remise en tension des tissus. Au contact de la chaleur, à des températures avoisinant les 40-42°, les fibres de collagène se rétractent, entrainant une rétraction cutanée immédiate.

Ces deux soins associés, sont tout à fait complémentaires, et donnent des effets profonds avec une bonne sécurité. Ils peuvent être par la suite complétés par une séance de LEDs pour une meilleure efficacité.

 Source : Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique, mars 2014

Les manifestations systémiques des carences en mélatonine

V.M. Anisimov : membre correspondant de l’Académie Russe des Sciences, Doct. Sci. (Med.), Professeur, Chef de l’Unité de carcinogénèse et gérontologie, Institut de Recherches Oncologiques Petrov, Président de la Société de Gérontologie de l’Académie Russe des Sciences, Saint-Pétersbourg

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Mélatonine et Lumière

L’invention de l’électricité et de l’éclairage artificiel il y a cent ans a modifié de manière radicale à la fois les rythmes et la durée de notre exposition à la lumière. L’exposition à l’éclairage artificiel nocturne – que l’on appelle communément « la pollution lumineuse » – a augmenté et est devenu une composante importante de la vie moderne.

Les risques pathologiques

Elle s’accompagne d’une multitude de problèmes de santé et de troubles graves du comportement, notamment de maladies cardio-vasculaires et de cancers. Selon la théorie de la destruction des rythmes circadiens, l’éclairage nocturne perturbe ces rythmes endogènes et bloque la sécrétion de mélatonine pendant la nuit.

Chez des souris de laboratoire soumises à un éclairage constant apparaît un syndrome persistant, l’équivalent physiologique du syndrome climatérique chez les femmes. Parallèlement, on note chez ces souris une baisse de la tolérance au glucose et de la sensibilité à l’insuline. Chez les femelles, un éclairage permanent provoque une élévation du seuil de sensibilité de l’hypothalamus à l’action inhibitrice des œstrogènes. L’exposition continue à la lumière entraîne une augmentation de la peroxydation lipidique dans les tissus des animaux de laboratoire et réduit l’activité antioxydative dans son ensemble. En revanche, un apport en mélatonine réduit la peroxydation lipidique, particulièrement dans le cerveau.

On a noté chez les travailleurs de nuit des troubles du sommeil, des troubles gastro-intestinaux, une fréquence accrue des maladies cardio-vasculaires, des troubles métaboliques et de la tolérance lipidique, voire une augmentation de l’incidence du diabète. Des rapports mentionnent un nombre bien plus élevé de décès liés à des tumeurs malignes chez les ouvriers alternant le travail de jour et de nuit pendant au moins 10 ans, comparé aux travailleurs de jour. Parmi les infirmières qui comptabilisent  plus de 30 ans de travail en alternance jour/nuit, le risque relatif de cancer du sein était plus élevé (1.36) comparé aux infirmières qui ne travaillaient que de jour.

Nos expériences montrent qu’une exposition continue à la lumière entraîne une accélération du vieillissement et un risque accru de pathologies liées à l’âge, y compris le cancer. De nombreuses recherches sur des animaux de laboratoire ont révélé que la mélatonine a la capacité de ralentir le processus de vieillissement et d’augmenter leur durée de vie.

Effets positifs de la mélatonine:

D’autres publications qui génèrent également un certain optimisme concernent la propriété de la mélatonine à augmenter la résistance au stress oxydatif et à réduire les manifestations de certaines maladies liées à l’âge (dystrophie maculaire réticulée, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, hypertension, diabète). Certaines études indiquent par ailleurs une augmentation de 27% du taux de survie après traitement (et sans rechute) pour le cancer de l’estomac et de 14% pour le cancer colo-rectal.

Des essais cliniques approfondis sur la mélatonine sont nécessaires. Nous sommes convaincus que de telles recherches aboutiront à une utilisation plus large de la mélatonine pour le traitement et la prévention des affections liées à l’âge et – pourquoi pas – pour le vieillissement prématuré.

Les théories modernes sur le vieillissement et la gestion du vieillissement au XXIè siècle

S.Yu. Kalinchenko, Doct. Sci. (Med.), Professeur, Chef de la sous-section  d’endocrinologie (Université russe de l’amitié des peuples, Moscou), Conseiller académique de la clinique Kalinchenko, Moscou

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Le vieillissement est un processus multi-causal, conséquence d’un certain nombre de facteurs : particularités métaboliques génétiquement programmées, baisse de la production d’hormones liée à l’âge, diminution de la sensibilité à l’insuline, influence des radicaux libres, accumulation dans l’organisme des résidus issus de la dégradation des protéines, peroxydation des lipides, xénobiotiques, modifications de l’équilibre acido-basique, dommages liés à la chaleur, hypoxie, destruction de lysosomes liée à l’activité de certains ferments , accumulation de déchets dans l’organisme etc.

En raison de la multiplicité des causes du vieillissement, il est aisé de comprendre pourquoi une action sur un seul des mécanismes impliqués ne saurait à elle seule augmenter la durée de vie de manière significative. Le moyen le plus évident de ralentir le vieillissement et de prolonger la vie est un traitement médicamenteux  qui agit sur l’état général de l’organisme, cette action devant se produire au niveau de la cellule elle-même. Il est nécessaire de connaître et de comprendre la biologie de la cellule afin de pouvoir agir sur le vieillissement.

Le vieillissement est un processus multi-focal qui affecte à la fois les différents éléments de la cellule (noyau, membrane, mitochondrie) et les différents types de cellules (cellules nerveuses, sécrétrices, immunitaires, hépatocytes etc.). Les facteurs perturbateurs peuvent agir de manière différente sur l’une ou l’autre partie de la cellule – par exemple, les radicaux libres peuvent avoir un fort impact négatif sur une partie de la cellule, les ions hydrogènes agir à un autre niveau cellulaire, et l’hypoxie agir à un autre niveau encore. Ensemble, ils sont responsables d’un processus que l’on appelle le vieillissement. L’hypertension, les maladies cardiaques et cérébrales, le cancer et le diabète peuvent survenir selon la gravité des dommages aux différentes parties de l’organisme.

Le vieillissement est un processus de destruction, conséquence des dommages causés à l’organisme par des facteurs externes et internes. Il provoque un ralentissement des fonctions physiologiques, la destruction de cellules, la perte des capacités d’adaptation de l’organisme et des aptitudes physiques, l’apparition de pathologies liées à l’âge et l’augmentation de la probabilité de la mort.

Les signes spécifiques du vieillissement de l’organisme, et plus particulièrement de son évolution et de ses tendances, résultent de particularités génétiquement programmées liées aux télomères, la longueur desquels définit la durée de vie des cellules et de l’organisme.

Les principales théories sur le vieillissement sont les suivantes :

·      théorie endocrinienne

·      théorie du stress oxydatif

·      théorie télomérique

 

Aspects sociaux, psychologiques et psychopathologiques de la ménopause (résumé d’une conférence au X° congrès Européen de Médecine Esthétique à Moscou en février 2014))

N. A. Tyuvina, Doct. Sci. (Med), Professeur à l’Unité de psychiatrie et d’addictologie, Université de médecine I.M. Sechenov de Moscou

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Objectif de l’étude : étudier les troubles psychiatriques autour de la ménopause et exposer l’impact de certains facteurs socio-psychologiques sur la genèse de ces troubles.

Sujets et méthodologie : l’étude a porté sur 208 patientes âgées de 41 à 62 ans, atteintes de troubles psychiatriques qui se sont manifestés en période périménopausale dans un contexte de ménopause pathologique. Les méthodes utilisées furent l’observation clinique et la catamnèse. L’analyse approfondie des symptômes psychopathologiques, des signes de ménopause somatiques et du système nerveux végétatif, de la dynamique de la maladie ainsi que des manifestations prémorbides de la personnalité et des facteurs psychologiques qui ont facilité l’apparition des troubles mentaux a permis de distinguer 4 groupes de patientes : 78 patientes présentaient un syndrome climatérique (PCS : Pathologic Climacteric Syndrome) ; 61 patientes présentaient des troubles psychogéniques (PD : Psychogenic disorders) ; 42 patientes présentaient une psychose maniaco-dépressive (MDP) ;

27 patientes étaient atteintes de dépression involutive (ID).

Résultats : les symptômes liés à la ménopause qui comprenaient des symptômes à la fois somatiques et du système nerveux végétatif, endocriniens et psychiatriques se sont avérés être liés non seulement aux modifications physiologiques dus aux bouleversements hormonaux mais également à l’influence des facteurs environnementaux et psychogéniques. Ceux-ci sont à différencier du rôle des facteurs biologiques et psychosociaux dans la genèse des maladies mentales à proprement parler. De même, la proportion de symptômes somatiques et végétatifs d’une part et de symptômes psychiques d’autre part était différente. Concernant le syndrome climatérique, les symptômes psychiatriques se développent selon un « effet domino » et dépendent de la sévérité et de la durée du syndrome. Les troubles névrotiques sont consécutifs à un traumatisme psychologique et ne dépendent pas de la gravité des symptômes climatériques du système nerveux autonome (bouffées de chaleur, transpiration etc.). Ceux-ci sont latents et ne se manifestent que lorsque la situation responsable des troubles psychiques a été résolue ou qu’elle s’est améliorée.  En ce qui concerne la dépression endogène, les bouffées de chaleur ou autres symptômes du système nerveux autonome ne sont pas des symptômes caractéristiques et on les retrouve aussi dans la dépression névrotique. Ils s’atténuent en cas d’aggravation de la dépression et réapparaissent en cas d’amélioration.

La pré-ménopause:

Les trois groupes de symptômes mentionnés au début de ce paragraphe se développent au cours des périménopauses qui durent plus longtemps que la moyenne (p≤0,05) et indépendamment de l’âge moyen de l’apparition de la ménopause (49-50 ans). La durée de la pré-ménopause dans la population féminine dans son ensemble est de 18±1,2 mois ; chez les patientes atteintes de syndrome climatérique, elle est de 4,7±0,3 ans ; en présence de névrose, elle est de 6,7±0,6 ans ; et en cas de psychose maniaco-dépressive, elle est de 3,3±0,5 ans. Chez les patientes atteintes de dépression involutive, la durée de la pré-ménopause est la plus courte, avec une moyenne de 0,5±0,1 ans. Quant à la dépression, elle se développe après la ménopause lorsque les patientes ne sont pas déjà perturbées par des symptômes climatériques.

 

Le processus naturel de réorganisation neuro-hormonale met à l’épreuve les mécanismes d’adaptation. Dans de telles circonstances, l’influence de facteurs supplémentaires engendre une incapacité à s’adapter sur un plan somatique et psychologique. La femme devient plus vulnérable : certains facteurs qui n’étaient pas pathogéniques auparavant deviennent dès lors plus significatifs. Au cours de cette période, la situation familiale, les liens avec le mari, les enfants et les amis, la santé des proches, le fait d’avoir un travail et une certaine sécurité financière sont autant de facteurs qui prennent une importance cruciale. La présence de ces facteurs pourra améliorer l’adaptation ; leur absence la rendra plus difficile. Si la femme éprouve un sentiment de solitude, si elle n’a pas eu d’enfant, si elle n’est pas épanouie dans sa vie sexuelle ou si son travail n’est pas gratifiant, tous ces facteurs joueront un rôle dans la genèse des troubles climatériques. Dans une certaine mesure, la position d’une femme dans la société et le regard de la société vis-à-vis des troubles liés à la ménopause ont un impact sur les symptômes climatériques. L’importance donnée par la société à la jeunesse et à la beauté, ainsi que le regard qu’elle porte sur la ménopause, perçue comme le début de la vieillesse, du dépérissement et du déclin de la vie, fait de la ménopause un événement psychogénique. Les points de vue culturels ou religieux sur la ménopause – qu’il s’agisse de la perception de la perte (perte de la fonction reproductive et de tous les acquis de la puberté) ou, au contraire, de l’acquisition (par exemple, pour les musulmanes, celles de la liberté de quitter le harem) – jouent également un rôle important. Aucun facteur, parmi ceux que nous avons mentionnés, n’explique à lui seul l’apparition des troubles climatériques, mais la place de ces facteurs dans la hiérarchie de valeurs d’une femme, ainsi que la signification affective qu’elle leur donne, jouent un rôle. En outre, le rôle des différents facteurs psychosociaux dans l’apparition des troubles mentaux pendant la ménopause varie. Pour ce qui est des troubles psychogéniques, le traumatisme psychologique est le principal facteur étiologique, mais pour ce qui est du syndrome climatérique, le traumatisme n’est qu’un facteur aggravant le processus pathologique. Quant aux troubles endogènes, les événements psychogéniques jouent un rôle de facteur déclenchant.

Conclusion et recommandations : la ménopause joue un rôle varié dans la genèse des troubles mentaux. Le syndrome climatérique est une maladie qui traduit une adaptation manquée. Il est la conséquence d’une réorganisation neuro-hormonale entraînant des troubles bio-psycho-socio-culturels. Concernant les troubles psychiques, la ménopause joue le rôle d’un modificateur de terrain qui affaiblit les capacités de défense de l’organisme et favorise l’influence des facteurs psychogènes. Ainsi, pour la dépression endogène, la ménopause agit comme le facteur déclenchant d’une prédisposition génétique. Il est important de garder cela à l’esprit lors du choix du traitement (traitement hormonal substitutif, psychopharmacothérapie, psychothérapie).

Le syndrome de carence en vitamine D (résumé d’une conférence au X° congrès Européen de Médecine Esthétique à Moscou en février 2014)

E.A. Maschenko, Cand. Sci. (Med.), professeur à l’Unité de Gérontologie clinique et sociale, Université russe de l’amitié des peuples, Moscou

La compréhension du rôle de la vitamine D dans l’organisme humain a énormément évolué depuis sa découverte, il y a exactement 100 ans.

La vitamine D est absorbée dans l’organisme sous deux formes : la vitamine D2, dont l’apport provient essentiellement de l’alimentation, et la vitamine D3, synthétisée notamment par la peau sous l’action des ultraviolets. Elle est métabolisée, sous l’une ou l’autre forme, par le foie, où une première hydroxylation la transforme en calcidiol. Le taux de calcidiol peut être utilisé pour évaluer la présence de vitamine D dans l’organisme. La deuxième hydroxylation, effectuée dans le rein sous l’effet de l’enzyme 1-α-hydroxylase et régulée par l’hormone parathyroïdienne et les œstrogènes, produit le calcitriol, dont le rôle est analogue à celui d’une hormone stéroïdienne. Une carence en vitamine D entraîne l’apparition d’un complexe de symptômes comprenant des troubles divers.

vitamineD

La vitamine D joue un rôle majeur  dans l’homéostasie calcique qui se fait principalement au niveau de l’intestin, du rein et des os. L’absorption se fait au niveau de l’intestin, tandis que la réabsorption du calcium et du phosphore dans le sang se fait par le rein. Au plan osseux, la vitamine  D agit par l’intermédiaire des récepteurs sur les ostéoblastes  et active le mécanisme RANK-RANKL permettant la résorption osseuse. Ainsi, la concentration de calcium dans le sang agit sur les processus de formation osseuse ainsi que sur d’autres processus métaboliques. La vitamine D maintien le taux de calcium et de phosphore dans le sang et participe ainsi à la minéralisation du squelette. Une perturbation de cette régulation provoque l’ostéoporose, une affection extrêmement fréquente touchant un tiers de la population mondiale, et qui entraîne de graves conséquences médicales, sociales et économiques.   

L’ostéoporose post-ménopausique représente 80% des ostéoporoses. Les œstrogènes – qui ont une action sur le remodelage du tissu osseux – diminuent, entraînant une baisse de la densité osseuse ainsi que de la synthèse rénale de la vitamine D. De même, l’absorption intestinale du calcium diminue de 20 à 30%.  Outre l’insuffisance œstrogènique, responsable d’une carence secondaire en vitamine D, la diminution du temps d’exposition au soleil, une consommation moindre d’aliments riches en vitamine D, une diminution de sa synthèse au niveau de la peau, l’apparition de diverses perturbations physiologiques et la prise de certains médicaments sont autant de facteurs qui contribuent à l’apparition d’un carence primaire en vitamine D.

Muscles et appareil urogénital:

La vitamine D et ses métabolites stimulent le métabolisme des muscles du squelette ; un taux insuffisant de vitamine D entraîne une aggravation du syndrome uro-génital. Celui-ci est lié à une baisse du tonus du système urinaire et à une augmentation de la pression abdominale résultant de la fragilisation de la colonne vertébrale et des modifications de la posture et du positionnement des organes internes.

Système cardiovasculaire: 

La vitamine D participe également au fonctionnement d’autres organes et systèmes. Les recherches ont révélé ses effets positifs sur le système cardio-vasculaire : un taux insuffisant de vitamine D entraîne le blocage d’un grand nombre de ses mécanismes, favorisant ainsi le développement de l’hypertonie, l’augmentation de la coagulabilité du sang, la formation de la plaque athéromateuse et une diminution de l’accrétion du calcium.

L’homéostasie du glucose, l’activité des cellules bêta du pancréas productrices d’insuline et la sensibilité à l’insuline des tissus périphériques font partie des processus biologiques dans lesquels la vitamine D joue un rôle. Il pourrait même y avoir un lien entre la résistance insulinique en tant que facteur favorisant le syndrome métabolique et une insuffisance – soit dans sa quantité soit dans son efficacité – en vitamine D.

Système nerveux central: 

Il est important de noter la fonction neuroprotectrice de la vitamine D. Elle réduit la neurotoxicité liée à un taux insuffisant de calcium et aux médiateurs de l’inflammation, renforce les défenses anti-oxydantes, et stimule la neurogénèse. Après avoir analysé les résultats de plus de 250 travaux de recherche, nous pouvons confirmer que les personnes atteints d’une insuffisance en vitamine D présentent souvent des signes de troubles mentaux ou du système nerveux (maladie de Parkinson, Alzheimer, maladie psychiatrique). En outre, la vitamine D est connue pour son action protectrice contre le cancer.

Ainsi est-il possible d’affirmer, sur la base des données collectées, que la vitamine D a des propriétés anti-âge certaines et que sa carence constitue un véritable mal du siècle. Son insuffisance touche aujourd’hui les populations les plus diverses, de tous pays et nationalités, et affecte à la fois la durée et la qualité de la vie. Extrapolant à partir des résultats d’un certain nombre de travaux de recherche, nous pouvons conclure qu’environ 1 milliard de personnes souffrent d’insuffisance en vitamine D. Il n’y a pas de consensus concernant le taux optimal de vitamine 25(OH)D, mais la majorité des spécialistes s’accordent pour parler de carence lorsque le taux est inférieur à 15 ng/ml, d’insuffisance en-deçà de 20 ng/ml et d’hypovitaminose en-deçà de 40 ng/ml.